À Épinal, une cuisine centrale généralise les repas bio et locaux dans les écoles

Cuisine municipale préparant des repas bio et locaux pour les écoles d'Épinal

À Épinal, dans les Vosges, la rentrée scolaire de septembre marque l’aboutissement d’un chantier engagé depuis plusieurs années : la ville vient de mettre en service une nouvelle cuisine centrale à l’école Jean-Macé, capable de préparer jusqu’à 400 repas par jour. Avec cette installation, la municipalité peut désormais servir 1 200 repas bio et locaux chaque jour dans l’ensemble de ses écoles maternelles et primaires publiques, sans surcoût ni pour la collectivité ni pour les familles.

Un projet alimentaire territorial qui arrive à son terme

La nouvelle cuisine de Jean-Macé n’est pas une construction neuve, mais la transformation complète d’une ancienne cuisine de réchauffe en véritable atelier de préparation. Le chantier a représenté un investissement de 525 428 € TTC pour la ville. Il s’agit de la dernière étape du projet alimentaire territorial spinalien, lancé pour généraliser une restauration scolaire de qualité à l’ensemble des établissements publics de la commune, y compris les derniers groupes scolaires qui n’étaient jusqu’ici pas couverts par le dispositif.

1 200 repas bio et locaux, sans surcoût pour les familles

Avant l’ouverture de Jean-Macé, les cuisines de Loge Blanche, de Rimey et de Luc-Escande — cette dernière rénovée dès 2025 — permettaient déjà de servir environ 450 repas bio et locaux par jour. La montée en puissance de Jean-Macé porte désormais ce total à 1 200 repas quotidiens pour l’ensemble des écoles publiques de la ville. Concrètement, cela change plusieurs choses pour les familles et pour l’organisation municipale :

  • Des repas préparés sur place, à partir de produits bruts, plutôt que simplement réchauffés ;
  • Une part croissante de produits biologiques et issus de circuits courts dans les assiettes ;
  • Aucune augmentation du tarif de cantine liée à cette transformation ;
  • Une couverture désormais quasi complète des écoles publiques de la commune.

Des légumes cultivés par la ville elle-même

Particularité du dispositif spinalien : une partie des légumes servis dans les cantines provient directement du maraîchage municipal, sur 1,4 hectare cultivé toute l’année par trois maraîchers et jardiniers employés par la ville. Ce choix d’un approvisionnement en circuit très court n’est pas anodin à l’heure où plusieurs territoires de l’Est de la France doivent composer avec des tensions sur la ressource en eau : dans le Doubs voisin, la sécheresse a récemment contraint plusieurs communes à des restrictions d’eau renforcées, un rappel des fragilités qui pèsent sur les productions maraîchères locales, y compris quand elles sont portées par une collectivité.

Une méthode qui inspire d’autres communes

Ce type d’investissement municipal dans les services du quotidien n’est pas isolé. D’autres villes françaises font le choix de mobiliser des budgets communaux conséquents pour soutenir des services de proximité, qu’il s’agisse de restauration scolaire ou, ailleurs, de dispositifs municipaux d’aide aux commerces de centre-ville. Le projet alimentaire d’Épinal a d’ailleurs trouvé un relais médiatique inattendu : l’animateur et chroniqueur culinaire Laurent Mariotte, natif de la ville, en est devenu le parrain, avec pour ambition de valoriser une alimentation locale, saine et durable. Au-delà de l’assiette, la démarche s’inscrit aussi dans une réflexion plus large sur l’aménagement des équipements scolaires, un sujet sur lequel le choix du mobilier et des espaces pédagogiques joue lui aussi un rôle dans le quotidien des élèves.

Questions fréquentes

Combien de repas bio et locaux sont servis chaque jour à Épinal ?

Avec l’ouverture de la cuisine de l’école Jean-Macé, la ville d’Épinal sert désormais environ 1 200 repas bio et locaux chaque jour dans l’ensemble de ses écoles maternelles et primaires publiques.

La rénovation de la cuisine Jean-Macé entraîne-t-elle une hausse du prix de la cantine ?

Non. Selon la municipalité, la montée en puissance du dispositif ne s’accompagne d’aucun coût supplémentaire, ni pour la ville ni pour les familles.

D’où viennent les légumes utilisés dans les cantines scolaires d’Épinal ?

Une partie provient du maraîchage municipal : 1,4 hectare cultivé toute l’année par trois maraîchers et jardiniers employés par la ville, en complément des autres fournisseurs locaux du projet alimentaire territorial.

Sources

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By Vincent Lefèvre

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